lundi 19 janvier 2009

Les Raisins fortement contaminés par .....


En octobre dernier, cinq organisations environnementales achetaient 124 échantillons de raisins de table issus de 16 chaînes de super-marchés situés en Italie, en France, aux pays-Bas, en Hongrie et en Allemagne afin d'évaluer leur teneur en pesticides. Les tests ont révélé que 99.2 % des raisins analysés étaient contaminés, soit 124 échantillons sur 125 testés. Ils ont également souligné une tendance générale à la concentration de plusieurs pesticides au sein d'un même produit. Ainsi, deux pesticides et plus ont été retrouvés dans 97.6 % des cas, soit une proportion de 121 sur 124.

On estime qu'en moyenne chaque échantillon contenait 6.5 pesticides différents, un échantillon vendu en France arrivant en tête de liste avec pas moins de 16 pesticides distinct !!


Sur les 24 échantillons de raisins issus des enseignes Aldi, Auchan, Carrefour, Intermarché et Lidl implantées en France, 100% renfermaient des pesticides et 85 % en contenaient au moins 5. Or, ces cocktails peuvent conduire à des associations entre les différentes substances potentiellement toxiques, exposant le consommateur à un risque sanitaire accru. Cette nouvelle enquête confirme les données fournies au cours d'une étude réalisée par les associations du
Pesticide Action Network en avril dernier. Celle ci avait ainsi découvert un taux maximal de contamination des vins européens jusqu'à 5800 fois supérieur aux Concentrations Maximal Admissibles (CMA) pour l'eau.

Source: Echo nature N° 23

vendredi 16 janvier 2009

Nathalie Kosciusko-Morizet quitte l'écologie


La secrétaire d'Etat à l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet quitte le ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire (MEEDDAT) pour remplacer Eric Besson et devenir secrétaire d'État à la prospective et à l'économie numérique.

NKM est notamment la sœur de Pierre Kosciusko-Morizet, patron de Priceminister et directeur de l'Association pour le commerce et les services en ligne (Acsel).

NKM s'était illustrée lors du houleux débat sur les OGM en s'en prenant à son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo et à Jean-François Copé : "Il y a un concours de lâcheté et d’inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l’attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d’assurer le minimum" avait-elle déclaré, ce qui lui avait valu les foudres de son gouvernement mais la sympathie de l'opinion publique.

"Dommage pour l'écologie parce que c'est incontestablement quelqu'un de convaincu. Mais elle était sevrée de gros dossiers par Borloo. Elle essaye de se redonner un champ où elle a plus d'autonomie, potentiellement plus de visibilité", a déclaré à l'AFP Yannick Jadot, ex-directeur des campagnes de Greenpeace.

Jean-Louis Borloo a annoncé qu'il allait proposer un ou une remplaçante pour le poste laissé vacant par Nathalie Kosciusko-Morizet.

Source :Verdura


Je me demande une seule chose :

Pourquoi les personnes compétentes dans leur domaine sont elle toujours changées de poste ?!!?

mercredi 7 janvier 2009

Le "Grenelle II" arrive au conseil des ministres


Le projet de loi "Grenelle II", qui doit organiser l'application technique des décisions du Grenelle de l'environnement, sera présenté mercredi au conseil des ministres. Pour les associations, ce texte est bien conforme au compromis trouvé en octobre 2007, mais il aurait gagné à être modifié pour "verdir le plan de relance".

Le texte de 104 articles baptisé "Engagement national pour l'environnement" encadre notamment la limitation de la consommation des constructions de logements neufs à 50 KWh/m2 en 2012. Il crée aussi la "trame verte et bleue" qui doit permettre la circulation de la biodiversité sur le territoire français.

Il prévoit encore la création d'un nouveau label agricole baptisé "haute valeur environnementale" pour les productions respectant l'environnement et d'un écolabel pour les produits de la pêche qui font l'objet d'une gestion durable. La publicité pour les produits phytosanitaires en direction des jardiniers particuliers sera aussi interdite.

Le projet rendra obligatoire l'affichage du "prix carbone" des produits de grande consommation à partir de 2011 et imposera aux grandes entreprises un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre.

L'adoption du texte était promise pour la fin de l'année dernière mais a dû être reportée en raison de l'encombrement du calendrier parlementaire, qui affecte aussi le "Grenelle I", qui ne devrait pas arriver au Sénat avant la fin du mois.

Le ministère de l'Ecologie prévoit désormais une première lecture du texte "Grenelle II" au Sénat "fin février ou début mars" et une adoption définitive avant l'été.

Malgré ce retard, "il n'y a pas de report de l'entrée en vigueur des mesures", assure le ministère parce que "la plupart des mesures applicables immédiatement ont été votées dans le projet de loi de finances" pour 2009. Elles sont donc entré en vigueur au 1er janvier, comme le prêt à taux zéro pour la rénovation thermique des bâtiments.

Du point de vue des associations, l'avant-projet de loi est "globalement conforme" aux décisions actées fin 2007. "Ses faiblesses sont celles du compromis du Grenelle", comme l'absence de cadre sur les antennes de téléphonie mobile ou le flou sur les projets de stockage de carbone, commente Arnaud Gossement, porte-parole de la Fédération nature environnement (FNE, qui regroupe environ 3.000 associations).

Surtout, la FNE aurait souhaité que la loi soit enrichie pour l'adapter au contexte de crise économique et "verdir le plan de relance" annoncé par le gouvernement en décembre.

Plus généralement, les écologistes observent que depuis la tenue du Grenelle, "la culture de l'environnement est malgré tout en train de progresser". "Nous avons été agréablement surpris par certains secteurs professionnels, comme le bâtiment, qui ont compris tout de suite l'intérêt qu'ils avaient à s'engager en faveur de l'écologie", cite M. Gossement.

FNE dénonce tout de même quelques "mauvaises surprises" et notamment l'autorisation en janvier dernier du pesticide "Cruiser" ou le projet de modification des règles encadrant les installations industrielles présentant des risques pour l'environnement.

Le plan de relance présenté mercredi aux députés prévoit en effet la création d'une procédure simplifiée pour ces installations, alors que les écologistes réclament plutôt un renforcement de leur surveillance


Source : N.Obs

jeudi 1 janvier 2009

Bonne année 2009


Je vous souhaite une excellente année 2009 !!!

mercredi 24 décembre 2008

mardi 16 décembre 2008

Léman: du PCB dans les ombles chevaliers (suite)


Suite à la découverte d'une contamination aux PCB, la commercialisation des ombles chevaliers du Léman de grande taille a été interdite en France et à présent en Suisse. Certains PCB présentent une toxicité élevée, semblable à celle de la dioxine.

Ces poissons peuvent présenter un risque pour la santé du consommateur au-delà d'une certaine grandeur. Les poissons d'une taille inférieure à 39 centimètres ne posent pas de problème, ont communiqué mardi les chimistes cantonaux valaisan, vaudois et genevois.


Par contre, la commercialisation de spécimens de taille supérieure à la limite admise a été interdite. Cette mesure est par ailleurs déjà en vigueur dans la partie française du Léman, conformément à un arrêté du préfet de Haute-Savoie.
Seule espèce touchée
Des campagnes d'analyse de polychlorobiphényles (PCB) dans les poissons ont eu lieu cette année. Les résultats ont montré que, contrairement aux autres espèces lacustres, les teneurs en ces contaminants étaient élevées dans certains ombles chevaliers.

Les PCB ayant la particularité de s'accumuler dans la matière grasse, les poissons sont d'autant plus contaminés qu'ils sont âgés. Une relation directe entre la taille des ombles chevaliers et leur teneur en PCB a ainsi pu être démontrée.

Souce : TSR

samedi 6 décembre 2008

Disparition de l'IFEN


Un décret publié le 29 novembre dissout l’Institut Français de l'ENvironnement (IFEN) pour le remplacer par un service statistique au sein du ministère de l'écologie et du développement durable.

Le décret n° 2008-1232 du 27 novembre 2008 abroge en effet le décret n° 2004-936 du 30 août 2004 qui avait créé un service à compétence nationale au ministère de l'écologie et du développement durable et porte dissolution de l'établissement public national dénommé « Institut français de l'environnement ».


Selon le Syndicat national de l’environnement, avec la disparition de l'Institut français de l'environnement (Ifen) il s’agit d’un « bond de 20 ans en arrière ». L'Institut Français de l’Environnement était le seul organisme habilité à produire des évaluations sur l’environnement.


Pour le Syndicat national de l’environnement, « la disparition de l'Ifen contribue à l'affaiblissement de la prise en compte des problématiques environnementales ».

Désormais, selon le Syndicat national de l’environnement, le nouveau service ainsi créé se trouve « noyé » dans le Service de l'observation et des statistiques du Commissariat général au développement durable du ministère de l'Ecologie.

L'Institut français de l'environnement (Ifen) était en charge de la production, de l’évaluation et de la diffusion d’information sur l’environnement en France. L’Ifen, qui centralisait les données sur l'environnement et les risques naturels et technologiques, était le service statistique du Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire et le correspondant français de l’Agence européenne pour l’environnement.


« Comment le Gouvernement français pourra-t-il être informé objectivement sur l’Etat de l’environnement en France maintenant que cet état des lieux sera réalisé par un service directement dépendant du Ministre de l’écologie . Il y a un risque de confusion entre l’information réelle et la communication politique », souligne François Veillerette, Président du MGDRF ( Mouvement pour le droit et le respect des générations futures ).


La vérité, c’est que plus les politiques environnementales sont sensibles et stratégiques, plus elles se compliquent, plus les effets d’annonce sont nombreux et plus les agences d’évaluation jouissant d’une certaine autonomie, sont dans l’œil du cyclone.


Dans les pays scandinaves, aux Pays bas et en Grande Bretagne, les « pressions » se multiplient, confie Domingo Jiménez-Beltrán, premier directeur exécutif de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), de 1994 à 2002, au Journal de l’environnement.


On est par exemple très curieux du sort de la première grande étude conduite et achevée par la MSA (Mutuelle Sociale Agricole) sur les conditions de travail et la santé des agriculteurs de plus de 50 ans qui ont été particulièrement exposés aux pesticides. Interrogé régulièrement par le Nouvel Observateur sur le destin de cette étude, le Ministère l'Agriculture et de la pêche reste obstinément aux abonnés absents.


Source :actualites-news-environnement / Nouvelobs