mercredi 8 octobre 2008

Mondial de l'auto 2008 : le carbone en moins ......


Le Mondial de l'Automobile s'ouvrira du 4 au 19 octobre. Jamais un salon auto n'aura été aussi attendu, tant par les constructeurs, sur lesquels pèsent un contexte économique difficile, que sur les consommateurs, qui attendent des voitures économiques moins gourmandes en carburant.

Cette édition du Mondial intervient à une époque charnière pour l'automobile. Les carburants coûtent de plus en plus cher à la pompe et la crise du pouvoir d'achat réduit le budget des ménages consacré à l'automobile. Conséquence, les automobilistes changent de comportements : ils limitent leurs déplacements en voiture, plébiscitent le co-voiturage ou les transports en commun. En France, fait rare, la consommation de carburant a diminué de 6,5% cet été par rapport à l'année dernière.

En 2008, les ventes de voitures neuves ont lourdement chuté dans la plupart des pays européens, à l'exception de la France où l'arrivée du bonus-malus gouvernemental a sauvé de justesse le marché.

Aux Etats-Unis, la situation est encore plus critique. Les Américains ont roulé 49 milliards de kilomètres en moins sur les cinq premiers mois de l'année et boudent les pick-ups et les 4x4, obligeant le Big Three (General Motors, Ford et Chrysler) à fermer des usines et licencier pour limiter des pertes colossales – GM a perdu 39 milliards de dollars en 2007.

Moins de Co2

Contrainte de se réinventer, l'industrie automobile doit apporter des réponses concrètes aux nouvelles attentes des automobilistes. Face à l'immense vitrine automobile que représente le Mondial de Paris (plus de 330 exposants, 90 nouveautés en première mondiale), le public pourra ainsi découvrir les prémices de la voiture 2.0, à travers de nombreux prototypes, mais aussi des voitures de série qui arriveront dans les mois à venir sur les routes.

Les petites citadines à petite motorisation, très en vogue en France, seront très présentes à la Porte de Versailles, à commencer par la Toyota iQ, plus petite voiture 4 places au monde. Cette rivale de la Smart consommera peu et émettra moins de 100 grammes de CO2/km. Autres exemples de petits modèles économiques : la nouvelle Ford Ka et les cousines Suzuki Alto et Pixo. Une nouvelle tendance est celle des voitures allégées, sur lesquelles les constructeurs ont employé de nouveaux matériaux, réduit la taille du moteur, amélioré l'aérodynamique et optimisé la boîte de vitesses. C'est le cas de la Ford Fiesta ECOnetic qui se contente de 3,7 litres aux 100 km pour des émissions de seulement 98 g de CO2/km. Autres exemples, la Seat Ibiza Ecomotive ou la Golf VI BleuMotion, qui, grâce à quelques astuces techniques, n'émettent que 99 g de CO2/km.

Le Mondial 2008 devrait également consacrer la propulsion hybride. A la Toyota Prius, Honda oppose désormais l'Insight, une berline hybride cinq portes à moins de 20.000 euros. BMW et Mercedes développent de leur côté l'hybride "light" qui intègre un petit générateur et le système Stop & start, qui coupe le moteur à l'arrêt.

La voiture électrique rechargeable directement sur secteur sera l'autre vedette du salon parisien. Smart exposera une ForTwo (le modèle est testé à Berlin et à Londres), tandis que Mitsubishi présentera les dernières évolutions de sa i-EV, une citadine électrique que la marque nippone compte lancer en Europe d'ici deux ans. Est également attendue la Blue Car, voiture électrique développée par le Français Bolloré et le centre de design italien Pininfarina.

Source / Furura Environnement

jeudi 2 octobre 2008

Faire des enfants tue / Eloge de la dénatalité

En surfant je suis tombé sur ce livre : .........A méditer........


voici le résumé que l'on trouve sur le site des auteurs :

« L’autre jour, dans un supermarché, un vieil homme bougon invectivait une jeune femme effrayée par ses propos : « Vous n’avez pas honte, Madame ? Avec des gens comme vous, nous serions déjà 25 milliards sur cette pauvre Terre ! ». Elle poussait un cadi chargé de victuailles, elle tirait un landau dans lequel braillaient des jumeaux, un garçonnet de 3 ou 4 ans s’accrochait à ses jupes et… elle était enceinte.

(…)

Nous feignons d’ignorer la finitude d’un Monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche. Nous n’avons nul besoin d’une descendance qui ne recevra en héritage que des lambeaux et des restes.

(…)

Il n’y a qu’une raison légitime de ne pas avoir d’enfant, c’est de ne pas surpeupler davantage la seule planète dont nous disposions. Si on aime les enfants, il ne faut pas en faire. »


Faire des enfants tue, tue la planète.

Homo sapiens est la pire espèce invasive.

Notre monde est passé de 250 millions à quasiment 6,7 milliards d’habitants depuis l’an 1 de l’ère chrétienne. En augmentant de 4 milliards, la population planétaire a triplé depuis 1950.

Stop, ou encore ?

Nous avons toutes les preuves que la planète ne pourra pas nourrir 9 milliards de terriens en 2050 ou 17 milliards en 2100. Nous feignons d’ignorer la finitude d’un monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche.

Il faut quelque chose de plus qu’un couple pour faire un enfant, il faut au moins une planète viable. Posséder une famille nombreuse n’est-il pas un délit environnemental, une grave atteinte à la planète et à l’avenir commun ?

Pour un ami de la Terre, toute abstinence à la procréation humaine, toute pénurie des naissances sont reçues comme de bonnes nouvelles.

Sans peur ni reproche du métissage, le renouvellement des générations des pays développés devra se faire par les immigrants.

Contrairement à toute logique, la décroissance démographique reste un problème épineux, un énorme tabou qui n’ose pas dire son nom, un scandale qui provoque tous les courroux ! Suggérer de modérer la démographie d’un monde en proie à la surpopulation semble relever de l’outrage, de l’infamie, tant le thème appartient à la langue de bois.

Si vous estimez que nous n’avons aucune responsabilité ni vis-à-vis des 11 millions d’enfants qui meurent chaque année avant d’atteindre leur cinquième anniversaire, ni à l’endroit des espèces végétales et animales qui disparaissent à la vitesse grand V, que notre reproduction n’est pas excessive ou en tout cas acquittée de telles accusations, alors oui, faites encore et encore des enfants. Mais faites vite !

Quelques générations vouées à seulement un enfant par femme, voire assurer un soutien financier aux couples qui n’enfanteraient pas, serait cependant le programme d’une politique courageuse et écoconsciente.

La survie de l’humanité dépend du possible, et non de l’impossible.

L’impossible, c’est une meilleure gestion et répartition des ressources. On a tout essayé depuis des lustres et même la morale égalitaire professée par les grands livres n’a pas donné les résultats escomptés.

Le possible pour cultiver les futurs, c’est d’encourager une mondialisation de la dénatalité.

Faire des enfants tue, tue la Planète.

Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre. Tout pacte écologique devrait sous-tendre l’idée d’un pacte antinataliste.


le point sur les auteurs :



Michel Tarrier est un écologue connu pour sa radicalité et qui ne fait pas de cadeau aux congénères de son espèce.

Naturaliste dès sa plus jeune enfance, ce n’est qu’après une carrière d’écologue prospectif et descriptif qu’il devint écologiste prescriptif et activiste, puis essayiste spécialisé en philosophie environnementale, doté d’un style particulièrement lâché contre une société qu’il estime mettre la destruction avant la conservation, les profits avant les vies…

Son avant-dernier livre chez le même éditeur 2050, Sauve qui peut la Terre !, abordait sans complaisance la déconstruction de la biosphère, induisant à l’échelon planétaire une inéluctable faillite environnementale, très prochainement responsable d’une vie invivable. On a fait plus de dégâts en un demi siècle que depuis que l’homme existe sur la Terre.

Cet immense pataquès biologique, notamment fomenté par l’anthropocentrisme, a pour corollaire la surpopulation. En nous proposant maintenant Faire des enfants tue…, un éloge de la dénatalité, Michel Tarrier est conscient d’aller à contre-courant de la pensée unique nataliste, met l’heureux évènement en débat et nous explique pourquoi la bombe démographique est pour la biosphère la pire arme de dissuasion massive.

Comme personne n’est parfait, Michel Tarrier est le père de deux filles…

L’une d’elle, Daisy Tarrier, professionnellement impliquée dans des actions de protection de l’environnement, co-signe cet ouvrage.

dimanche 28 septembre 2008

L'ile aux fleurs

Voici un petit pamphlet de Jorge Furtado

" Douze minutes d’une formidable évidence. Douze minutes qui suffisent pour mettre en branle les rouages indéfectibles du commerce mondial. Douze minutes d'images agrémentées de commentaires d'un humour implacable. Jusqu'à la fin où tout le monde arrête de rire. Furtado joue avec des idées simples ("l'être humain se distingue des autres animaux par son télé-encéphale hautement développé et son pouce préhenseur"); des images décalées (le champignon atomique pour illustrer les capacités intellectuelles et techniques de l'être humain); des slogans bien pesés ("se souvenir c'est vivre"); des élucubrations moins innocentes qu'elles n'y paraissent (l'invention de la monnaie), pour simplement dévoiler les aberrations d'un système commercial mondialisant qui se prétend parfait et porteur de richesses. Outil de réflexion sur les dérapages qui apparaissent dans une société lorsque l'être humain n'est plus prioritaire, L’Île aux Fleurs, depuis 1989, n’a jamais su, sans surprise, être détaché de sa condition d’objet démonstratif pour devenir le véritable support d’analyse cinématographique qu’il est également – avant tout? Soyons concrets et faisons comme tout un chacun soucieux de s’informer: "googlons" L’Île aux Fleurs. La moisson du célèbre moteur de recherche de la bibliothèque mondiale la plus dynamique du monde est révélatrice: le film de Furtado se glisse allègrement au sein d’une multitude de programmes de courts métrages dans lesquels il est référencé, au milieu d’autres courts engagés, souvent dans le cadre d’un meeting d’Attac ou d’alters de tout poil. Mieux, L’Île aux Fleurs s’est à ce point institutionnalisé que la photo d’accompagnement la plus courante, d’un cochon mort et ficelé, certes dérivée du film, n’est pas tirée de l’un de ses photogrammes! De fait, pour beaucoup, Furtado, quand on pense à citer son nom, est le réalisateur de cet unique film, couronné de pas moins de 17 prix, dont les plus prestigieux sont l’Ours d’Argent au Festival de Berlin en 1990 ainsi que les prix de la presse et du public au Festival de courts métrages de Clermont-Ferrand en 1991. "

jeudi 25 septembre 2008

Plus vite que la terre !!! Overshoot Day


Le 23 septembre, c’est l’Overshoot Day


Bruxelles, le 23 septembre 2008 - La Terre ne peut plus suivre la vitesse à laquelle nous consommons ses ressources.Le 23 septembre, nous avons déjà consommé toutes les ressources naturelles que la Terre aura produites entre le 1er janvier et le 31 décembre 2008, c’est ce que nous appelons l’Overshoot Day. Notre demande actuelle dépasse de 40% la capacité de la planète. Autrement dit, la Terre a besoin d’un an et quatre mois pour produire ce que nous consommons en un an. Ces chiffres proviennent du Global Footprint Network, un organisme de recherche qui mesure la quantité de ressources naturelles disponible et la part que nous en utilisons.


« A partir d’aujourd’hui jusqu’à la fin de l’année, nous puisons dans les réserves écologiques de la Terre aux dépens des générations futures » explique le Dr Mathis Wackernaegel, directeur du Global Footprint Network. « Ca peut fonctionner pendant un temps, mais les déchets s’accumulent inexorablement et nous épuisons les ressources naturelles sur lesquelles l’économie mondiale est fondée. » En d’autres mots, nous sommes en train de grignoter le capital de notre planète.

L’Overshoot Day tombe de plus en plus tôt car notre consommation ne cesse d’augmenter. Le premier Overshoot Day de l’histoire a eu lieu le 31 décembre 1986. Dix ans plus tard, nous utilisions déjà 15% de plus que ce que la Terre pouvait produire. L’Overshoot Day tombait alors en novembre et l’an dernier, le 28 septembre. Cette année, 20 ans après la première fois, l’Overshoot Day tombe beaucoup plus tôt, le 23 septembre. La consommation humaine continue donc à augmenter.

Notre surconsommation actuelle a déjà de lourdes conséquences pour l’environnement : les réserves de matières premières, comme les forêts et les stocks de poissons continuent à diminuer tandis que nos déchets et particulièrement nos émissions de CO2 ne cessent de croître. La surface de planète nécessaire pour absorber tout le CO2 rejeté par les activités humaines a augmenté de 700% depuis 1961. Aujourd’hui, nous rejetons tant de CO2 dans l’air que la planète ne peut tout absorber et que le gaz s’accumule dans l’atmosphère et influence le climat. Mais le réchauffement climatique n’est pas la seule conséquence. Notre surconsommation provoque également la disparition de plantes et d’espèces animales. Plus d’un tiers des 41 000 espèces reprises sur la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) sont menacées d’extinction. La déforestation va grandissant : chaque minute, ce sont 36 terrains de football (13 millions d’hectares par an) qui disparaissent. Les stocks de poissons s’effondrent : 75% des espèces de poisson océaniques sont victimes de surpêche. Et des millions de personnes souffrent de famines partout dans le monde.

Le WWF, Ecolife et le Global Footprint Network travaillent chaque jour à tenter de trouver des solutions à la surconsommation des ressources naturelles. Entre autres en collaborant avec les entreprises et les autorités pour que les limites de notre planète soient inclues dans la prise de décisions. Les citoyens peuvent aussi calculer leur propre consommation de ressources naturelles et s’engager à la réduire via le site www.wwf.be

Si tout le monde s’engage pour mettre un terme à la surconsommation, l’Overshoot Day fera partie de l’histoire et non plus de l’actualité.

mercredi 24 septembre 2008

Syngenta voulait tester son riz OGM sur des enfants chinois…



France — Paris, le 9 septembre 2008. Fin juin 2008, Greenpeace a découvert que l'institut national américain de la santé (NIH) avait approuvé des tests menés par l'université américaine de Tufts visant à étudier l'impact d'un riz OGM de la firme Sygenta sur… 24 enfants chinois de 6 à 8 ans pendant l'été 2008.

Ce riz, baptisé « riz doré » à cause de sa couleur jaune, est un riz génétiquement modifié pour augmenter sa teneur en béta carotène, précurseur de la vitamine A, dont la carence chez de nombreux habitants des pays pauvres est responsable de cécité chez des millions de personnes. Mais l'importation ou la consommation de ce riz ne sont autorisées dans aucun pays du monde. Si, selon ses promoteurs, il permettrait d'augmenter les apports en vitamine A, son innocuité, comme celle de nombreux OGM, n'est absolument pas démontrée. Il est sur le fond inadmissible que des enfants servent de cobayes à l'industrie biotechnologique.

Le bureau de Greenpeace en Chine a par conséquent immédiatement alerté les ministères de l'agriculture et de la santé chinois. Fin juillet, Greenpeace a reçu la confirmation que ce riz génétiquement modifié n'avait pas été importé et que les tests avaient été annulés. Au même moment, l'information concernant l'essai avait disparu du site web de la NIH. Greenpeace se félicite que le gouvernement chinois ait arrêté cette expérience hasardeuse et moralement condamnable.

Le riz doré OGM n'est pas la solution pour régler les carences en vitamine A et la malnutrition. Dans de nombreux pays, des solutions et programmes efficaces existent déjà pour s'attaquer à ce problème. Ce sont plus les moyens financiers et la volonté politique qui manquent pour généraliser leur mise en œuvre.

Derrière sa justification « humanitaire », ce riz doré avait tout l'air d'un pied-de-biche utilisé par une multinationale de l'agrochimie pour forcer les portes de l'immense marché du riz asiatique. La vigilance de tous s'impose.

Source : Greenpeace