jeudi 25 septembre 2008

Plus vite que la terre !!! Overshoot Day


Le 23 septembre, c’est l’Overshoot Day


Bruxelles, le 23 septembre 2008 - La Terre ne peut plus suivre la vitesse à laquelle nous consommons ses ressources.Le 23 septembre, nous avons déjà consommé toutes les ressources naturelles que la Terre aura produites entre le 1er janvier et le 31 décembre 2008, c’est ce que nous appelons l’Overshoot Day. Notre demande actuelle dépasse de 40% la capacité de la planète. Autrement dit, la Terre a besoin d’un an et quatre mois pour produire ce que nous consommons en un an. Ces chiffres proviennent du Global Footprint Network, un organisme de recherche qui mesure la quantité de ressources naturelles disponible et la part que nous en utilisons.


« A partir d’aujourd’hui jusqu’à la fin de l’année, nous puisons dans les réserves écologiques de la Terre aux dépens des générations futures » explique le Dr Mathis Wackernaegel, directeur du Global Footprint Network. « Ca peut fonctionner pendant un temps, mais les déchets s’accumulent inexorablement et nous épuisons les ressources naturelles sur lesquelles l’économie mondiale est fondée. » En d’autres mots, nous sommes en train de grignoter le capital de notre planète.

L’Overshoot Day tombe de plus en plus tôt car notre consommation ne cesse d’augmenter. Le premier Overshoot Day de l’histoire a eu lieu le 31 décembre 1986. Dix ans plus tard, nous utilisions déjà 15% de plus que ce que la Terre pouvait produire. L’Overshoot Day tombait alors en novembre et l’an dernier, le 28 septembre. Cette année, 20 ans après la première fois, l’Overshoot Day tombe beaucoup plus tôt, le 23 septembre. La consommation humaine continue donc à augmenter.

Notre surconsommation actuelle a déjà de lourdes conséquences pour l’environnement : les réserves de matières premières, comme les forêts et les stocks de poissons continuent à diminuer tandis que nos déchets et particulièrement nos émissions de CO2 ne cessent de croître. La surface de planète nécessaire pour absorber tout le CO2 rejeté par les activités humaines a augmenté de 700% depuis 1961. Aujourd’hui, nous rejetons tant de CO2 dans l’air que la planète ne peut tout absorber et que le gaz s’accumule dans l’atmosphère et influence le climat. Mais le réchauffement climatique n’est pas la seule conséquence. Notre surconsommation provoque également la disparition de plantes et d’espèces animales. Plus d’un tiers des 41 000 espèces reprises sur la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) sont menacées d’extinction. La déforestation va grandissant : chaque minute, ce sont 36 terrains de football (13 millions d’hectares par an) qui disparaissent. Les stocks de poissons s’effondrent : 75% des espèces de poisson océaniques sont victimes de surpêche. Et des millions de personnes souffrent de famines partout dans le monde.

Le WWF, Ecolife et le Global Footprint Network travaillent chaque jour à tenter de trouver des solutions à la surconsommation des ressources naturelles. Entre autres en collaborant avec les entreprises et les autorités pour que les limites de notre planète soient inclues dans la prise de décisions. Les citoyens peuvent aussi calculer leur propre consommation de ressources naturelles et s’engager à la réduire via le site www.wwf.be

Si tout le monde s’engage pour mettre un terme à la surconsommation, l’Overshoot Day fera partie de l’histoire et non plus de l’actualité.

mercredi 24 septembre 2008

Syngenta voulait tester son riz OGM sur des enfants chinois…



France — Paris, le 9 septembre 2008. Fin juin 2008, Greenpeace a découvert que l'institut national américain de la santé (NIH) avait approuvé des tests menés par l'université américaine de Tufts visant à étudier l'impact d'un riz OGM de la firme Sygenta sur… 24 enfants chinois de 6 à 8 ans pendant l'été 2008.

Ce riz, baptisé « riz doré » à cause de sa couleur jaune, est un riz génétiquement modifié pour augmenter sa teneur en béta carotène, précurseur de la vitamine A, dont la carence chez de nombreux habitants des pays pauvres est responsable de cécité chez des millions de personnes. Mais l'importation ou la consommation de ce riz ne sont autorisées dans aucun pays du monde. Si, selon ses promoteurs, il permettrait d'augmenter les apports en vitamine A, son innocuité, comme celle de nombreux OGM, n'est absolument pas démontrée. Il est sur le fond inadmissible que des enfants servent de cobayes à l'industrie biotechnologique.

Le bureau de Greenpeace en Chine a par conséquent immédiatement alerté les ministères de l'agriculture et de la santé chinois. Fin juillet, Greenpeace a reçu la confirmation que ce riz génétiquement modifié n'avait pas été importé et que les tests avaient été annulés. Au même moment, l'information concernant l'essai avait disparu du site web de la NIH. Greenpeace se félicite que le gouvernement chinois ait arrêté cette expérience hasardeuse et moralement condamnable.

Le riz doré OGM n'est pas la solution pour régler les carences en vitamine A et la malnutrition. Dans de nombreux pays, des solutions et programmes efficaces existent déjà pour s'attaquer à ce problème. Ce sont plus les moyens financiers et la volonté politique qui manquent pour généraliser leur mise en œuvre.

Derrière sa justification « humanitaire », ce riz doré avait tout l'air d'un pied-de-biche utilisé par une multinationale de l'agrochimie pour forcer les portes de l'immense marché du riz asiatique. La vigilance de tous s'impose.

Source : Greenpeace

Les prix des fruits et légumes dépend… des abeilles


Selon des chercheurs, la disparition des insectes pollinisateurs ferait grimper les prix de très nombreux produits agricoles.

Quand le pouvoir d'achat dépend de la survie des abeilles... Des chercheurs affirment vendredi que la disparition de ces insectes pollinisateurs, dont la population est en déclin depuis plusieurs années, pourrait coûter plusieurs centaines de milliards de dollars.

Les fruits, les légumes et les oléagineux, et dans une moindre mesure, le café, le cacao, les fruits à coque et les épices, dépendent tous des insectes pollinisateurs . Soit 35% de la production agricole mondiale pour une somme de 153 milliards d'euros en 2005.

«Dans ce contexte, le déclin des insectes pollinisateurs est une préoccupation majeure», car «les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés en cas de disparition totale des pollinisateurs», affirme l'Institut français de recherche agronomique (Inra) dans un communiqué.

Trois chercheurs français et un allemand ont évalué le « manque à gagner » dans la revue Ecological Economics. Selon eux, la perte financière pour les consommateurs, qui consommeraient moins et plus cher, serait comprise entre 190 milliards d'euros et 310 milliards d'euros, en fonction de la réactivité des prix à la baisse de la production. L'Inra souligne toutefois que cette étude «ne constitue cependant pas une prévision puisque les estimations proposées n'intègrent pas les réponses stratégiques que producteurs et filières agroalimentaires adopteraient pour faire face à une telle disparition». En revanche, les céréales, qui représentent 60% de la production agricole mondiale, ne dépendent pas des pollinisateurs, et ne souffriraient donc pas de leur disparition.

Les causes du déclin de la population d'abeilles ces dernières années, en Europe et aux Etats-Unis notamment, sont encore mal élucidées mais s'expliquent vraisemblablement par l'utilisation massive de pesticides dans l'agriculture, l'extension des monocultures et l'apparition de maladies pathogènes parasitaires.

Une prophétie, souvent attribuée à tort à Albert Einstein, veut que l'humanité n'ait plus que quatre ans à vivre si les abeilles venaient à disparaître. Elle aurait en tout cas à revoir ses habitudes alimentaires. «Loin de conduire à la disparition catastrophique de l'agriculture mondiale, la disparition des pollinisateurs (...) entrainerait cependant des pertes économiques substantielles», conclue l'Inra, en soulignant que cette étude n'évalue pas les conséquences d'une telle disparition ni sur les productions destinées à l'alimentation animale, ni sur la flore sauvage.

Régression de la banquise arctique : le minimum de 2007 n'est pas battu



La saison froide a repris ses droits en Arctique et on peut dresser le bilan de l'été 2008. Actuellement à son minimum, la Banquise est un peu plus étendue qu'à la même époque l'an dernier, lors de sa régression historique. La tendance générale reste à la baisse.


Le NSIDC (US National Snow and Ice Data Center) vient de publier un état des lieux de la banquise arctique, indiquant qu'elle avait atteint 4,52 millions de kilomètres carrés ce 12 septembre. Pourquoi cette date ? Parce que l'été se termine et que la banquise a de nouveau commencé à s'étendre vers ses quartiers hivernaux. La valeur annoncée est donc proche du minimum annuel. Depuis une dizaine années, la question est de savoir si le record sera battu car en effet la banquise (eau gelée à la surface de la mer) a tendance à se rétrécir davantage à chaque minimum estival.

En septembre 2007, la banquise arctique ne mesurait plus que 4,13 millions de kilomètres carrés. Le chiffre avait impressionné car il pulvérisait le précédent record de 5,32 millions de kilomètres carrés qui ne datait que de 2005. La comparaison avec des données plus lointaines donnent la mesure du phénomène. Durant la période 1979-2000, la moyenne était de 6,76 millions de kilomètres carrés. Mais sur la banquise, aucune année ne ressemble à une autre car sa formation et sa fonte dépendent considérablement de multiples facteurs, notamment le régime des vents et celui des courants. La modélisation de la fonte de la banquise est encore loin d'une science exacte.

Une banquise plus fine

Cette année, observe Walt Meier, un chercheur NSIDC cité par le magazine Nature, le nombre de jours très chauds a été plus faible et la direction a varié plus souvent qu'en 2007 (ce qui a évité à la glace d'être poussée dans un sens privilégié). De ce fait, conclut le climatologue, 2008 serait une année plus représentative que 2007.

La tendance à la baisse ne fait pas de doute mais sa mesure, elle, reste délicate. L'un des paramètres est l'épaisseur de la glace mais elle n'est pas facile non plus à estimer. En 1999, Andrew Rothrock (université de Washington), se basant sur d'anciennes observations réalisées à bord de sous-marins de l'US Navy, concluait que la banquise avait perdu 1,3 mètre depuis les décennies 1960 et 1970, soit 40 % en quantité. Cette année, Ron Lindsay et ses collègues du Polar Science Center (à la même université de Washington) ont soumis une publication qui indiquerait une réduction d'épaisseur moyenne de la banquise sur l'ensemble de l'Arctique de 3,6 mètres en 1987 à 2,60 mètres actuellement.

Avec ces incertitudes, il est impossible de dire que le minimum estival régresse de X% par an. Aujourd'hui, les scientifiques admettent tous qu'il est possible que la banquise disparaisse complètement en été au cours de ce siècle. Mais les pronostics s'étalent de 2012 à 2050...



Source : Futura Sciences

Le LHC à l’arrêt jusqu'au printemps


Suite à une panne du circuit de refroidissement, l’accélérateur de particules du Cern est arrêté jusqu'au début du printemps 2009 a annoncé le Cern.

Quelques jours après sa mise en service, le LHC a connu ce week-end son premier incident sérieux. Une fuite d’Hélium s’est produite dans le tunnel où circule le flux de particules accélérées, elle pourrait avoir été occasionnée par un problème de connection électrique qui a entraîné la fonte de deux aimants.

L’Hélium est utilisé pour refroidir les 27 Km du tunnel dans le lequel une température de -271°c, proche du zéro absolu, est nécessaire au bon déroulement des expériences. Avant toute intervention des techniciens il est nécessaire de réchauffer l’ensemble de la structure afin qu’ils puissent accéder à la zone de la panne. Une fois le problème résolu, il faudra à nouveau faire redescendre la température dans le tunnel. Pour flirter avec le zéro absolu, avant l’inauguration, les canaux dans lesquels circulent les particules ont été refroidis durant deux mois avec de l’hélium liquide superfluide. Une opération qui ne sera pas entamée avant le début de l'année prochaine pour une reprise des expériences programmée au début du printemps.

Cet incident ne différera pas énormément le travail des chercheurs qui oeuvrent sous la frontière franco-suisse. En effet, le collisionneur en raison de sa grande consommation énergétique devait être mis à l’arrêt cet hiver. Les vraies expériences ne devant débuter qu’en 2009, le retard occasionné concernera uniquement la première série de collisions qui devaient avoir lieu avant Noël. En projetant des protons les uns contre les autres, les scientifiques espèrent donner naissance à de nouvelles particules comme le boson de Higgs, une entité bien mystérieuse « prédite » par le fameux modèle standard. La preuve de son existence, constituerait une véritable révolution dans le petit monde des théoriciens.

Source :Science et avenir

mercredi 10 septembre 2008

Le cern met en route le LHC


Les physiciens du Cern ont inauguré à la frontière franco-suisse un gigantesque accélérateur de particules destiné à recréer les conditions du Big Bang et tenter de comprendre la formation de l'Univers.

Le Grand Collisionneur de hadrons (LHC), un projet de 10 milliards de francs suisses (6,3 milliards d'euros), a été mis en route un peu après l'heure prévue de 09h30.

A Paris, le président Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil européen, a salué "un très grand succès pour l'Europe qui montre son leadership mondial dans des domaines majeurs de la science, dès lors qu'elle sait conjuguer ses efforts et ses meilleures compétences".

"Il y a deux émotions : le plaisir d'achever une grande tâche et l'espoir de grandes découvertes devant nous", a pour sa part déclaré Robert Aymar, directeur général du Cern (Organisation européenne pour la recherche nucléaire).

Un premier faisceau de protons a été envoyé à 09h33 dans l'anneau géant de 27 kilomètres construit 100 m sous la montagne.

Les centaines de physiciens et techniciens qui se tenaient dans la salle de contrôle ont laissé exploser leur joie lorsque le premier faisceau a accompli sa trajectoire.

Un porte-parole du Cern a qualifié de "formidable" cette étape du projet. La construction du LHC - la plus grande et plus complexe machine jamais mise au point - avait été approuvée par le Cern en 1994.

Un autre faisceau a été envoyé dans l'autre sens - inverse à celui des aiguilles d'une montre - pour vérifier que le système fonctionne. Le processus a été brièvement interrompu mercredi après-midi en raison d'une légère montée en température due à une avarie sur les aimants.

Dans les semaines à venir, les faisceaux seront envoyés simultanément dans les deux directions afin de provoquer des collisions de particules et, au fil des mois, le LHC montera en puissance pour atteindre des vitesses proches de celle de la lumière.

Le délai de lancement de cette seconde phase n'est cependant pas encore connu, la directrice du projet Lyn Evans s'étant refusée à donner une date.

"Le LHC est son propre prototype et il est donc difficile de dire combien de temps cela va prendre", a-t-elle expliqué. "Je pense que ce qui s'est passé ce matin est de très bon augure."

Les physiciens sont très impatients de connaître les résultats de ces expériences et espèrent confirmer l'existence du boson de Higgs, une particule élémentaire décrite dans la théorie mais jamais observée.

Ce boson, également surnommé "particule de Dieu", doit permettre d'expliquer pourquoi les particules parviennent à leur masse.

Le LHC est doté de quelque 1.600 aimants supraconducteurs, qui génèrent un champ magnétique et permettent ainsi l'entrée en collision des particules.

La collecte annuelle de données remplira quelque 100.000 DVD double couche. Des dizaines de milliers d'ordinateurs répartis dans le monde et réunis au sein d'un réseau baptisé "The Grid" seront chargés du stockage de ces informations.

Des Cassandre ont écrit que les expériences menées dans le laboratoire pourraient créer de l'anti-matière - des trous noirs - susceptible d'engloutir la Terre. Le Cern a rejeté ces hypothèses comme absurdes et assuré que le LHC était sûr.

Robert Evans, version française Jean-Stéphane Brosse

mardi 9 septembre 2008

A L'ombre des Champignons

la nature se met à la vitesse superieure